Vivre en Islande, dans la région de Reykjavík, c’est vivre sur un volcan. Et rencontrer l’amour ou la passion à plus de quarante ans alors qu’on mène une vie de famille épanouie, revient à danser au pied d’un cratère qui risque d’exploser à tout instant, balayant tout ce qu’on a construit. Dans une langue d’une poésie étonnante et portant un regard redoutable sur les convulsions sismiques qui secouent l’âme humaine, Sigríður Hagalín Björnsdóttir livre un roman aussi poignant que terrifiant, dont la trajectoire s’avère aussi imprévisible que le magma qui bouillonne sous la croûte terrestre.
Sigríður Hagalín Björnsdóttir est née en 1974. Brillante journaliste, elle dirige le service informations de la télévision publique islandaise, où elle présente le journal. Après L’Île (Gaïa, 2018 ; Kayak, 2019, 2020) et La Lectrice disparue (Gaïa, 2020), Éruptions, amour et autres cataclysmes est son troisième roman.
Une formidable réussite.
Ponctué de fiches et d’épigraphes techniques aussi précises que limpides, et illustré de cartes, Éruptions, amour et autres cataclysmes est très instructif et idéal pour une initiation à la volcanologie et à la découverte de l’Islande : on l’achève conquis, et comme tout néophyte, enclin au prosélytisme. Les explications scientifiques et les digressions historiques sont savamment dosées et d’autant moins pesantes qu’elles participent au suspense.
L’amour comme les volcans sont tout à la fois constructifs et destructifs. Anna, brillante volcanologue, en fera la brûlante expérience. La poignante chronique d’un tournant existentiel en pleine éruption.
Un roman fantaisiste et splendide. […] Tomas réveille chez Anna des émotions qu’elle n’éprouve plus avec son mari. L’éruption est alors un bouleversement intime que l’autrice analyse avec délicatesse.
La poésie est omniprésente. Elle se glisse dans l’écriture, les références.
L’audace du livre repose sur le dénouement asphyxiant.
Un bijou de littérature à l’image de son île – beauté, drames, douleurs et magma en fusion.