Victoria
Traduit du norvégien par Ingunn Galtier et Alain-Pierre Guilhon
ISBN: 
978-2-84720-159-8
128 pages - 14 €
Février 2010

 

« Avez-vous déjà, ne fût-ce qu’une seule fois, vu un homme épouser celle qu’il aurait dû ? » Elle est la fille du châtelain; il est le fils du meunier. Ils s’aiment et tout les sépare, leur famille comme leur statut social. Dans une Norvège petite-bourgeoise et piétiste, deux êtres s’aiment et se déchirent sous le joug de leur indomptable orgueil.Traversé de rêveries exaltantes, ce roman d’un amour impossible fut écrit en 1898. Knut Hamsun y dresse un portrait splendide et cruel d'amants romantiques dévorés par le malheur d'aimer.

La presse et les libraires en parlent: 
L'Hebdo « Après avoir publié la biographie de Knut Hamsun, les éditions Gaia, spécialistes de la littérature Scandinave, proposent plusieurs romans de l'écrivain norvégien mort au début des années 50. Victoria, qui inaugure cette série, est une sorte de rêve éveillé, véritable bijou littéraire. »
 
Librairie L'Écume des pages « II faut lire Victoria d'une main et sa biographie dans l'autre. »
 
Avantages « Enfin réédité, un superbe roman du prix Nobel de Littérature 1920. »
 
Muze « Même si la fin est assez attendue, une plume délicate donne à cette histoire le charme désuet d'un conte mélancolique. » 
 
Psychologies Magazine « L’écriture est magnifique, poétique, parfois lyrique, portée par des sentiments qui dépassent — souvent — nos protagonistes. Un roman qui, mine de rien, interpelle sur la difficile communication entre homme et femme, sur ces sentiments qui rongent, sur l’amour magnifié/fantasmé et l’amour réel, sur la difficulté à sortir d’un certain type de carcan et, comme il s’agit d’un écrivain norvégien, pas de happy-end lénifiant en fin de lecture. Si vous ne connaissez pas Knut Hamsun (fils de paysan et autodidacte, prix Nobel de littérature en 1920, Victoria est une belle manière de le découvrir. »
 
Le matricule des anges « … le Norvégien Knut Hamsun est un véritable démiurge. À travers quelques dizaines d'ouvrages, romanesques, mais aussi théâtraux et poétiques, c'est un créateur d'univers, aux personnages fouillés et attachants, le chantre d'une littérature psychologique aux histoires d'amours passionnées entre jeunes rêveurs et filles de bourgeois commerçants... Grâce à une écriture évocatrice et émouvante (Henry Miller appréciait Vagabonds) il dépeint la société norvégienne de son temps, entre ruralité traditionnelle et révolution industrielle. »
 
L'Est-éclair « Une histoire tendrement romantique, pleine de pudeur et de délicatesse. »
 
La Vie « Le lyrisme si particulier de Hamsun, fils de paysan et écrivain autodidacte, opère. Portée, tel le Cantique des cantiques, par une exaltation candide au charme suranné, cette fable sociale s'avère d'une force intemporelle. »
 
Bernard Daguerre, Lettres d'Aquitaine « Le court roman Victoria (1898) décrit comment la force de sa vocation de poète sauve le jeune héros de l'échec d'un amour impossible et partage qu'il porte, lui le fils du meunier, à l'héritière du château. On aimera aussi le portrait torturé et déchirant de Victoria, inscrit dans un destin inéluctable. »
 
Paris Normandie « Un texte porté par un style élégant et épuré. »
 
Christine Muller, Les Affiches – le Moniteur « Victoria est fiancée à un jeune noble, Johannes se lie avec une jeune fille sauvée de la noyade. Ils se déchirent avec une belle et toute romantique noirceur. Pas d'issue heureuse donc, car l'amour, c'est aussi “l'anémone qui se referme au moindre souffle et meurt dès qu 'on l'effleure”. »
 
Philippe Chevilley, Les Échos « La psychologie est de plus en plus affirmée, les histoires sophistiquées. […] L'une des plus simples et des plus belles est racontée dans Victoria, l'amour impossible entre un jeune poète fils de meunier et une jeune fille riche. »
 
Nils C. Ahl, Le Monde « Si la littérature nordique s'exporte aussi bien aujourd'hui, c'est qu'elle le fait depuis longtemps et que nos yeux se sont habitués. Une jeune génération talentueuse perpétue ce mouvement en même temps que la découverte (ou la retraduction) de classiques : La Saga des émigrants de Vilhelm Moberg (Gaia 1999 – 2000), Le Voyage souterrain de Niels Klim de Ludvig Holberg (José Corti 2000), ou La Ferme africaine de Karen Blixen (Gallimard 2005). La parution à I'hiver de la replète biographie Knut Hamsun rêveur et conquérant d'Ingar Sletten Kolloen et d'une nouvelle édition française de Victoria, I'une et I'autre chez Gaïa, est à cet égard très révélatrice. »
 
Serge Kaganski, Les Inrockuptibles « Du Cantique des cantiques à Ingrid Caven en passant par Romeo et Juliette, Le Lys dans la vallée ou Belle du Seigneur, les mille sentiers de l'amour entre un homme et une femme constituent le terreau majeur de la littérature. Victorias'inscrit dans cette grande lignée […] Hamsun décrit avec fougue et précision la puissance des sentiments, et tout ce qui les entrave […] Victoria est un minutieux sismographe de l'état amoureux, des stratégies de séduction et de l'infime palette sentimentale (euphorie, déception, jalousie, mélancolie, retour de flamme ) qui préside à la reussite ou à l'échec d'une relation. Autant dire que ça vibre, dans un geste littéraire épuré et lyrique, d'une grande modernité pour son époque. »
 
Jennifer Lesieur, Métro « Torture morale dans les dialogues, présence forte de la nature impassible, fossé social, dénouement désespéré… Un beau et triste moment littéraire. »
Bibliographie de
Knut Hamsun