Kjell Eriksson (Suède)

Kjell Eriksson est né en 1953 à Uppsala (Suède). Un reportage qu'il réalise sur la vie d'agriculteur l'amène à troquer le sécateur contre la plume. En 1999, il reçoit le prix du meilleur Premier Roman Policier suédois et dès son second, La terre peut bien se fissurer, son personnage principal prend l'épaisseur, la stature et la crédibilité des vrais héros de polars. En 2002, Kjell Eriksson se voit décerner le prix du meilleur Roman Policier suédois.

 

Entretien avec l'auteur (juin 2010)

Gaïa : Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire Le cri de l'engoulevent ?
Kjell Eriksson : J'ai écrit Le cri de l'engoulevent avec l'idée de décrire « Les nouveaux Suédois ». La Suède est un pays multi-culturel. Sur 9 millions d'habitants, 1 million vient de l'étranger ou a des parents d'origine étrangère. 
Gaïa : Pouvez-vous résumer les caractéristiques importantes de votre livre ? Quelles en sont les idées motrices ?
Kjell Eriksson : Entre 1999 et 2009, j'ai écrit 2 romans, 1 documentaire et 10 romans policiers. Ces derniers sondent systématiquement la société actuelle, dans ma ville natale d'Uppsala. Ecrire des romans qui ne parlent que de froid, de cadavres ensanglantés et de psychopathes, sans toile de fond économique et sociale, ne m'intéresse pas. 
Gaïa : Comment êtes-vous venu à l'écriture ? Est-ce qu'un souvenir précis se rattache à vos débuts ?
Kjell Eriksson : Par accident. J'ai écrit de courts textes pour un journal syndical au début des années 80. Je ne connaissais aucun écrivain, n'avais aucune expérience, étant issu d'une famille non-littéraire, c'était assez excitant d'être ainsi publié.
Je travaillais alors dans l'aménagement paysager, comme employé. Je suis entré dans le monde littéraire par la porte de derrière.
Gaïa : Comment écrivez-vous ? Y-a-t-il des conditions particulières que vous aimez réunir ?
Kjell Eriksson : J'écris surtout en hiver. Je préfère les températures estivales, c'est pourquoi, pendant l'hiver suédois, je me réfugie au Brésil. Bahia ouvre d'autres perspectives à mon travail d'écrivain, le monde ne s'arrête pas aux frontières de la ville d'Uppsala où j'ai grandi et où se déroulent tous mes romans.
Gaïa : Qui a été votre premier lecteur ?
Kjell Eriksson : Mes premiers lecteurs furent mes amis du syndicat.
Le rapport à la lecture et à l'objet livre
Gaïa : Comment choisissez-vous les romans que vous lisez ?
Kjell Eriksson : Je lis beaucoup, depuis toujours. Mes parents ne lisaient pas de romans, mais étaient sensibles à l'importance de la lecture, c'est pourquoi ils m'achetaient des livres.
Je lis des livres d'Histoire, évoquant d'autres pays que le mien, d'autres cultures, et je lis bien sûr des livres sur le jardinage (je suis encore un jardinier très actif, bien que je travaille comme écrivain à plein-temps depuis sept ans).
Je lis aussi des romans policiers, mais pas tant que ça. Henning Mankell, Denis Lehane, Denise Mina and Michael Conelly sont des auteurs que j'apprécie, ils s'intéressent aux questions sociales et politiques.
GaïaQuel(s) retour(s) avez-vous suite à la publication de votre (premier) roman ? Des libraires, des lecteurs, des internautes ?
Kjell Eriksson : J'ai bien sûr de très nombreux retours de mes lecteurs, en particulier des habitants d'Uppsala. Mais je fais aussi beaucoup d'interventions, de lectures en bibliothèques ou en milieu scolaire.
Je suis également gâté par la critique. Et sept de mes dix romans policiers ont été nominés pour le « Best Crime Novel of the Year ». Le premier opus a gagné le « Best First Novel-Price » en 1999.
Bibliographie deKjell Eriksson
  • L'homme des montagnes Gaïa Éditions
  • Les cruelles étoiles de la nuit Gaïa Éditions
  • Le cri de l'engoulevent Gaïa Éditions
  • La princesse du Burundi Gaïa Éditions
  • Le cercueil de pierre Gaïa Éditions