Fredrik Ekelund (Suède)

Fredrik Ekelund est né en 1953 en Suède. Entre deux voyages en Amérique latine et une escale à Paris, il réside à Malmö. Fredrik Ekelund a écrit une dizaine de pièces de théâtre et publié treize livres. Beau parcours pour quelqu’un qui ne projetait pas de devenir écrivain lorsqu’il était jeune, mais plutôt footballeur. Reconnu en Suède comme écrivain de la classe ouvrière, il est un auteur de polars de la meilleure veine.

Entretien avec l'auteur: 
Gaïa : Qu'est-ce qui vous a conduit à vous intéresser à la littérature policière ?
Fredrik Ekelund : Mon premier roman policier a été le fruit d'une coincidence. J'éprouvais le besoin d'écrire sur le sentiment de haine ? un sentiment auquel j'avais moi-même été confronté durant ma vie ? quand, soudain, j'ai réalisé que Nina, mon personnage principal, avait à l'évidence tué quelqu'un. Or, que se passe-t-il lorsqu'un individu tue l'un de ses congénères ? Il faut prévenir la police. Chemin faisant, je me suis ainsi retrouvé en pleine intrigue policière. Et comme cela ne me déplaisait pas, j'ai continué. Ce qui m'a amené à écrire d'autres romans policiers parmi lesquels Le garçon dans le chêne.
 
Gaïa : Quelles sont les idées motrices de ce roman ?
Fredrik Ekelund : Malmö, la plus grande ville du sud de la Suède ? aussi appelée la “Marseille suédoise” du fait de son important port de commerce ? m'a beaucoup marqué. J'ai essayé d'en décrire les habitants, leur quotidien. Mais aussi de me faire le témoin d'une génération, la mienne, née dans les années 50 ; une génération qui a connu l'époque dorée de l'État-providence, comme aucune autre génération dans l'Histoire. Je m'intéresse beaucoup à la nouvelle société suédoise, à ses grands flux migratoires, et au choc des civilisations. Celui-ci est palpable à Malmö où une importante communauté musulmane a contribué à la construction d'un nouveau modèle de société suédoise.
 
Gaïa : Comment vous situez-vous par rapport aux autres écrivains suédois ?
Fredrik Ekelund : M/S Tiden, a été récompensé par un prestigieux prix littéraire suédois: Ivar Lo-priset. Je suis également très investi dans le football auquel j'ai consacré deux ouvrages. L'un d'entre eux, Sambafotboll, est une histoire du football brésilien.


Gaïa :
 Vous avez donc troqué le ballon pour la plume ?

Fredrik Ekelund : 
Quand j'étais jeune, je rêvais de devenir footballeur mais je n'y suis pas parvenu. Avant d'avoir vingt ou vingt et un ans, je ne pensais pas particulièrement au métier d'écrivain. C'est totalement par hasard que j'ai accepté – parce que je cherchais un job qui me permette de gagner rapidement de l'argent – de travailler au port de Malmö. Et ce job a changé ma vie. Quand j'ai été confronté à la réalité du port et des dockers, une idée a germé en moi : le désir de témoigner de ce que je découvrais. Mon premier roman, Stuv Malmö, kom!, était entièrement consacré à ce sujet, mais au fil de l'écriture, j'ai pris conscience que je pouvais aussi faire appel à mon imagination et que celle-ci ne manquait pas de ressource. Alors j'ai continué.

Bibliographie deFredrik Ekelund
  • Casal Ventoso Gaia Éditions
  • Blueberry Hill Gaia Éditions